« Life's a bitch, then you die ». Une phrase qui nous a souvent fait rire mes ami·es et moi en grandissant. Une phrase dite par ma mère, à la joke, mais qui prend tout son sens plus je grandis. Je ne vous apprends rien en disant que la vie est courte, remplie d'incertitudes et de choses qui sont souvent hors de notre contrôle. Cliché, assurément, mais vrai. Nous vivons dans un monde où nous ne sommes pas à l'abri de maladies dévastatrices, de commentaires blessants ou de masculinité toxique. Mais quoi faire face à ces situations qui peuvent facilement nous faire sentir tout petit dans ce grand monde? Nous nous tournons vers qui? vers quoi?
C'est là que la phrase prend tout son sens: face à l'incertitude, il faut s'accrocher à ce qui est là, devant nous aujourd'hui, que ce soit tangible ou non. Il faut s'attacher à nos parents, à notre famille, à nos ami·es, à ces personnes qui comblent nos souvenirs et nos cœurs. Il faut embrasser tous les sentiments qui nous traversent et nous sont donnés. Je me considère très chanceux car j'ai grandi entouré d'amour sans borne, de rires forts et vibrants, de bonheur à en accumuler des plis, de générosité à n'en plus compter, de pleurs remplis d'affection et de célébrations remplies de sincérité.
J'ai grandi autour d'hommes qui disent librement et abondamment « je t'aime ». Des hommes qui n'ont pas peur de danser, même qu'ils sont souvent les premiers debouts. Des hommes qui savent pleurer et qui n'ont pas peur de le montrer. Des hommes qui prennent soin de leur entourage, mais surtout, d'eux-mêmes. Des hommes qui sont ouverts au changement et à redéfinir c'est quoi d'être un homme. J'ai grandi dans un environnement de collectivité, d'entraide et de communauté. J'ai appris à recueillir cette intangibilité, mais que le plus important, c'est de le semer à son tour.
C'est ainsi, qu'en joignant force avec Movember, j'espère pouvoir redonner autant. Offrons nous de la délicatesse. Appelons nous. Rions. Dansons. Sourions. Aimons. Brisons les barrières. Prenons rien pour acquis. Sortons de nos habitudes, et essayons de redonner à toute personne qui croise nos chemins. Osons d'être différent, d'être bon, d'être une source de bonheur pour quelqu'un. Car devant l'inconnu de tout ce que cette vie nous réserve, nous ne pouvons vraiment que remercier la vie de ce que nous avons là, à l'instant présent.
Merci aux hommes de ma vie, mais surtout à toute personne qui me permet et m'aide à être l'homme que je suis et deviens. Prenons soin de nous, et rallions nous à cette cause qui nous touche, de près ou de loin. Bon mois de Movember !