Jon et Mark Hirsch : Nous avons combattu le cancer de la prostate ensemble

Author: Movember


Les hommes qui ont des antécédents familiaux de cancer de la prostate, un père, un frère ou un fils, courent deux fois plus de risques d’être atteints eux aussi.


Jon et Mark Hirsch ont beaucoup en commun. Précisons tout d’abord qu’ils sont jumeaux identiques. Ils ont 54 ans. Ce sont des amateurs de plein air qui consacrent beaucoup de temps à l’activité physique avec leurs familles. Il y a deux ans, tous deux ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate.  

Jon a découvert le premier qu’il était atteint de cancer. Sachant qu’il y a des antécédents de cancer de la prostate dans sa famille, Jon prend activement soin de sa santé. Leur grand-père avait le cancer de la prostate lorsque différents problèmes l’ont emporté à 86 ans. À 70 ans, leur père a reçu un diagnostic de cancer de la prostate virulent qui s’est propagé aux os. Il vit encore aujourd’hui, mais il continue de lutter contre le cancer et essaie différents traitements depuis six ans.  

Jon est allé voir son médecin pour un bilan de santé et a demandé à passer un test de l’APS (simple analyse sanguine, ce test est le premier moyen de déceler la présence d’un cancer de la prostate), même si son médecin lui a dit que c’était inutile. Lorsque les résultats lui ont appris que son taux d’APS s’élevait à 5,5, Jon a demandé à voir un urologue pour une biopsie. En faisant lui-même ces démarches, Jon a bien agi. Comme il le dit : « si je n’avais pas insisté, je n’aurais pas su ».  

Ce diagnostic de cancer de la prostate a incité Jon à presser son frère Mark de passer des tests lui aussi. Ce dernier est allé voir l’urologue de leur père et même si la prostate de Mark n’avait pas grossi, les antécédents familiaux des Hirsch ont convaincu le médecin d’approfondir les examens. Mark a fini par apprendre qu’il avait lui aussi le cancer de la prostate, avec un grade de Gleason de 4 + 3. Le cancer était même plus virulent que celui de Jon.   

« Notre père était très malheureux. Il s’excusait presque, comme s’il nous avait transmis de mauvais gènes. Il se sentait coupable, je pense. Pourtant, nous n’avons blâmé personne. Nous étions tous sous le choc et apeurés », dit Jon. 

Les jumeaux ont commencé à réfléchir au meilleur plan de traitement pour vaincre la maladie. De partager leurs recherches et de vivre cette expérience à deux ont beaucoup facilité les choses.  

« Nous avons lutté contre le cancer de la prostate comme nous avons toujours agi dans nos vies, c’est-à-dire ensemble. Les hommes qui reçoivent un tel diagnostic doivent apprivoiser une toute nouvelle situation, comme s’ils devaient apprendre une toute nouvelle langue. Nous en connaissions les rudiments parce que notre père était atteint, mais nous nous sommes beaucoup informés, nous avons vu de nombreux médecins et fait des recherches sur divers traitements. »

Les frères ont décidé au bout du compte de subir une prostatectomie assistée par robot (enlèvement partiel ou total de la glande prostatique). Ils ont subi cette intervention à trois jours d’écart, dans des hôpitaux différents.

« Nous avons tous les deux obtenu des résultats remarquables, sans effet indésirable ni conséquence », a dit Jon. Les deux frères ont maintenant presque entièrement repris leurs activités d’avant l’intervention.   

« Notre père n’a pas obtenu d’aussi bons résultats que nous. Tous les jours, je nous estime très chanceux de nos résultats », dit Mark.  

Les hommes dont le père, un frère ou un fils a eu le cancer de la prostate courent deux fois plus de risques d’en être atteints eux aussi, et ceux dont deux membres ou plus de la famille proche ont eu cette maladie courent presque quatre fois plus de risques d’en recevoir le diagnostic. Les risques sont les plus élevés chez les hommes dont des membres de la famille ont reçu le diagnostic avant 65 ans.

Comme trois générations d’hommes de la famille ont eu le cancer de la prostate, Jon et Mark essaient maintenant de renseigner les autres membres de leur famille sur les risques de santé auxquels ils sont exposés. Leurs trois frères ont tous passé des tests et restent vigilants. Le fils de 19 ans de Mark sait qu’il devra commencer à subir des examens de dépistage du cancer de la prostate plus tôt que la plupart des autres hommes. Les filles de Jon et de Mark savent que si elles ont des fils, ces derniers auront une prédisposition génétique à la maladie.  

« Quand je pense à ma chance, dit Mark, je me répète qu’on ne sait jamais de quoi seront faits nos lendemains. Les hommes doivent savoir que leurs perspectives d’avenir seront meilleures s’ils prennent soin de leur santé dès maintenant. »

Jon et Mark Hirsch, Mo Bros depuis 2015
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Pour en savoir plus sur le cancer de la prostate et le dépistage précoce.