L'histoire d'Harvee : tout s'est passé si vite

Auteur : Movember
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Le lundi, mon testicule gauche me semblait quelque peu étrange, comme s’il était contusionné, mais je n'y ai pas vraiment porté attention et j'ai mis cela sur le compte d'une blessure de foot. Le mercredi (deux jours plus tard), j’avais l’impression d'un tiraillement dans l’aine – comme si mon testicule était très lourd.

J’ai donc pris rendez-vous chez le médecin le vendredi. Entre-temps, j’ai consulté Dr Google et je me suis diagnostiqué un blocage temporaire des tubes séminifères, ce qui s'estompe généralement après quelques jours. J’ai lu sur les signes du cancer testiculaire, mais j'ai simplement pensé que « cela ne pourrait jamais m'arriver ».

Le vendredi venu, je ne voulais pas aller chez le médecin parce que mon entreprise me tenait très occupé. Je ne voulais pas non plus avoir à baisser mon pantalon devant un autre homme.


« Six mois plus tard, je vis un mode de vie sain et j’attends l’arrivée de ma petite fille, un véritable miracle. »

 

J’ai presque failli ne pas aller à mon rendez-vous, mais à la dernière minute j’ai décidé de m’y rendre. À ce moment-là, je n’avais pas dit à mon amie ni à ma famille que je ressentais une douleur et que j’allais consulter un médecin. J’y suis allé tout seul.

Je regrette de ne pas avoir parlé à ma famille avant mon rendez-vous parce que cette journée s’est avérée la plus difficile et la plus solitaire de ma vie.
 

Tout s'est enchaîné ensuite dans un tourbillon... des heures plus tard, j’étais sous le bistouri pour l'ablation du testicule gauche et il m'a fallu six semaines pour me rétablir « suffisamment pour les traitements de chimio ».

Rien ne remplace la famille. Le soutien des membres de ma famille et l'immense vague d'amour m'ont porté vers la guérison. Les meilleures réactions sont venues de personnes que mon expérience a incitées à consulter et à résoudre leurs ennuis de santé.


Maintenant, j’ai un œil (je suis né aveugle d’un œil) et un testicule (après avoir été aveuglé par le cancer testiculaire), ce qui est un peu regrettable. Par contre, je suis vivant et je savoure chaque minute.

Six mois plus tard, je vis un mode de vie sain et j’attends l’arrivée de ma petite fille, un véritable miracle.

Nous vivons tous des crises. Des crises de santé. Des crises dans nos relations. Des crises financières.

Quand cela m’arrive, j’essaie de me rappeler que le « bon bois ne pousse pas aisément : plus le vent est fort, plus l’arbre est fort ».